mardi 12 avril 2022

Pain traditionnel,gâteaux, briks, cherbet… : Les incontournables de la table !

Le mois béni de Ramadhan est l'opportunité pour de nombreux commerces de se reconvertir en proposant de nombreux produits très recherchés pour agrémenter la traditionnelle table d'El-Iftar : des épices aux fruits et légumes en passant par les pâtisseries et autres sucreries, ainsi que le pain traditionnel qui accompagne la chorba.

Ce mois est également l'occasion pour ces commerçants de proposer à la vente des mets propres à Ramadan, permettant à de nombreux citoyens qui ne sont pas de véritables cordons bleus de s'en sortir et de décorer leur «meida».
Peu avant la rupture du jeûne, c'est l'effervescence dans de nombreux quartiers de la capitale. Plusieurs points, dans la commune d'El Biar, proposent le sacro-saint «Cherbet» qui est une citronnade très appréciée par les familles durant cette période. Chaker, un client habituel, achète quotidiennement deux litres de ce breuvage. «On ne peut s'attabler sans cette boisson rafraîchissante».
Mourad et son frère Anis font face à une impressionnante queue qui attend les «bourek» et autres bricks préparés à la demande. «Nous offrons une multitude de choix à notre clientèle : pomme de terre, fromage et œufs, on peut ajouter du poulet, du thon et ou de la viande hachéeà, avant de retourner à sa friture.
Du côté de la place Kennedy, endroit emblématique de cette commune de la capitale, les vendeurs de pain sont légion. Mounir est l'un d'entre eux et c'est avec un brin de fierté qu'il insiste sur la qualité de ses produits. «Durant le mois sacré, la demande sur les pains élaborés sont impressionnantes ; notre chiffre d'affaires est important en cette période car nous proposons du pain et de la galette avec des olives, de la farine complète et sans améliorant», a-t-il fait savoir, avant de noter que de plus en plus de familles préfèrent gagner du temps en achetant à l'extérieur.
Plus loin, au quartier «Chevalley», ce sont les vendeurs de dattes, un fruit incontournable, qui sont assaillis. Mettant en place sa marchandise, richement achalandée, Abdelmadjid décide à l'approche du f’tour de casser les prix. «Deglet Nour fraîche et bien sucrée à 500 DA le kg», lance-t-il avant de mettre en évidence que l'Algérien est un fan incontestable de ce fruit durant ce mois sacré mais qu'il est de plus en plus regardant sur le rapport qualité-prix. L'appel lancé par le jeune Abdelmadjid n'a pas laissé indifférent, dans la mesure où la clientèle déjà très présente dans le coin n'a pas laissé échapper une telle affaire. Fatima, une ménagère de passage confie que le prix est raisonnable et convient à l'ensemble des bourses.
Un peu plus bas, à Ben Aknoun, au niveau du quartier des Asphodèles, de nombreux commerces se sont reconvertis dans la vente de douceurs telles que le kalb ellouz, les baklawas et la zlabia. Wail est l'un de ses vendeurs.
«Depuis 15h, les clients sont de plus en plus en plus nombreux. Vous savez, les Algériens sont très friands de sucreries pour passer dans les meilleures conditions qui soient leurs soirées ramadhanesques», a-t-il déclaré avant d'affirmer que la confection de la pâtisserie traditionnelle n'est pas un art accessible à tout le monde. «J'ai une formation dans le domaine qui demande énormément de doigté et de la rigueur car tout se joue à un détail près», a-t-il souligné. Visiblement intéressée par notre conversation, Leila, une cliente, confirme le fait que la confection de la pâtisserie exige de l’experience et qu'il ne faut pas faire confiance au premier commerçant venu. «Je suis très exigeante et je n'achète pas ces produits n'importe où», a-t-elle fait savoir.
Sami Kaidi

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