L’artiste peintre Moncef Guita présente du 20 mai au 8 juin sa dernière collection de peinture intitulée “Évanescence” à la galerie Ezzou’Art d’Alger. Cette exposition personnelle, fruit de trois années de travail, suscite l’émerveillement du public par la beauté des couleurs qui s’inspire du riche patrimoine culturel algérien. Les 21 tableaux exposés sur les quatre murs de la galerie transportent les visiteurs dans un voyage artistique captivant.
Le choix du thème “Évanescence” peut sembler rock’n’roll, mais la profondeur des peintures laisse le public ébloui devant les reflets de l’Algérie millénaire. Moncef Guita confie au Jeune Indépendant, avant-hier, à l’occasion du vernissage de cette exposition : “Évanescence veut dire disparaître et réapparaître. Il fait référence à mon retour, après une longue absence. Ma dernière expo date de 2021, aujourd’hui je réapparais avec ces œuvres personnelles, qui englobe un travail de trois ans”.
La vie, la femme, la nature et les signes amazighs sont les thèmes les plus pertinents explorés par l’artiste dans sa collection. Selon lui, ces signes font partie du patrimoine algérien et nous rappellent que l’Algérie est ancienne de plusieurs milliers d’années. “Même nos ancêtres étaient des artistes, comme le prouvent les premiers dessins rupestres du Tassili, les premiers du genre dans le monde” affirme l’artiste
Les tableaux de Moncef Guita sont uniques, mêlant l’abstrait à d’autres techniques artistiques, à l’exemple de la peinture à l’huile mélangée à des éléments naturels. L’artiste explique sa démarche : “Je ne veux pas faire de l’abstrait à 100 %. J’introduis des motifs qui peuvent intéresser le visiteur, l’intriguer et le pousser à se poser des questions sur la signification du tableau. Je lui offre une clé de lecture”.
L’utilisation des couleurs est également un aspect essentiel de l’art de Moncef Guita. Il ne se contente pas d’utiliser les couleurs directement issues des tubes de peinture, mais crée de nouvelles nuances en les mélangeant. Il révèle : “Je n’aime pas utiliser les couleurs crues car elles sont trop fortes. Je préfère les casser en les mélangeant entre elles.” Dans certains de ses tableaux, l’artiste utilise des couleurs naturelles telles que la terre de Bouchaoui pour exprimer le marron, ainsi que la couleur de la betterave, du charbon et de l’olive sauvage. M.D.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire