Marqué à ses origines par le colonialisme et la guerre d’indépendance, le cinéma algérien a offert de grands films par le passé. Mais les récents succès ont souvent été produits à l’étranger. Le cinéma algérien est-il désormais en déclin ? s’interroge le site “The New Arab”.“Comme tant de composantes de l’identité algérienne, le cinéma algérien est né de la guerre d’indépendance”, explique The New Arab, évoquant la vague de films qui a vu le jour après 1962, portant sur l’histoire du pays et sa guerre de libération.
Le site cite ainsi plusieurs longs métrages qui ont pâti de la corruption des financements publics et voit comme un réel problème l’inexistence de fonds privés dans l’industrie du cinéma, qui s’explique par le manque de retour sur investissement. Car “quand un film sort en Algérie, il est projeté dans une poignée de salles dans les grandes villes comme Alger, Oran, Annaba ou Constantine, avant d’être renvoyé pour être archivé”.
Ainsi, l’histoire du cinéma algérien s’écrit de plus en plus à l’étranger, et semble dépendre de coproductions et de réalisateurs ne résidant pas en Algérie, selon The New Arab. Le journaliste Youcef Khalil déplore que de plus en plus de films produits en Europe “tentent d’aborder certains sujets de société algériens, mais avec un point de vue occidental. Ces films visent un public occidental en général”. Et de citer pour exemple Papicha, réalisé par la Franco-Algérienne Mounia Meddour (2019).
Cette coproduction entre la France, la Belgique, l’Algérie et le Qatar, qui raconte l’histoire d’une étudiante en stylisme durant la décennie noire (1991-2002), simplifie, selon lui, trop la guerre.

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